Don't Eat Too Much !

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T-Art aux Eurocks !

Les articles prennent toujours du temps, mais finissent toujours par arriver ! Ainsi en ce dernier jour du mois de juillet, j’ai décidé de faire un petit live report de ces 3 jours passés à Belfort.

Des groupes, j’en ai vu, des ratés aussi ! Ma plus belle surprise reste le concert de Stromae sur la Greenroom le vendredi soir. Lui qui voulait faire danser tout le monde a bien réussi son coup. Malheureusement, je ne peux pas en dire de même pour Beth Ditto dont le concert était à la limite du ridicule ! Beth si tu m’entends, reprends The Gossip !

Le groupe The Shoes a également mis l’ambiance sur la scène de la plage. Malheureusement Paul Kalkbrenner a un peu éclipsé le duo pop électro.

Metronomy a bien joué son coup : The Look et The Bay ont été reprises en coeur par les spectateurs ayant délaissé Tryo. Tryo qui par ailleurs a fait un bon concert, tout comme les Ting Tings – sauf que la grande scène n’est vraiment pas conviviale. Du coup, on apprécie moins…

Mes grosses déceptions du week-end ? Gaetan Roussel et une scène trop grande pour lui. On continue avec le concert mollasson de The Do. J’ai failli m’endormir au concert de Moriarty. Et le pire concert revient à Beady Eye : s’il te plait Liam, reviens avec Noel !!! C’était juste LE concert Too much du festival (Beth Ditto était pas mal non plus !)

On reprend avec les perles du week end et AaRon pour ne citer qu’eux. Un concert haut en couleurs en cette fin de journée. J’ai aimé l’ambiance bien que la clarté du jour ait gâché les jeux de lumières mis en place !

Un bon point également pour les Arcade Fire qui sont vraiment bons pour le coup. Chapeau bas aux Arctic Monkeys. On retiendra également la pêche et la bonne humeur de Medi – la soul de Raphael Saadiq sans oublier le son électro des Crystal Castles !

Rendez-vous l’année prochaine – même heure, même endroit !

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AaRON – Birds In The Storm

23h30. Dimanche 7 novembre. Chaine-Hifi en marche et le dernier AaRON qui tourne en boucle. Je ne m’en lasse pas. Différent sans pour autant rompre avec leur style mélancolique, le duo nous présente un album plus psychédélique que le précédent. Démarrage en douceur avec Ludlow L, suivi de leur premier single Rise. On ressent davantage l’influence de Radiohead et Portishead sur cet album.

Piste 3. Et là le fabuleux single Seeds of Gold qui raisonne depuis 6 mois dans ma tête. D’ailleurs attendre le 4 octobre pour me procurer cet album fut un enfer. En tout cas, je sais pas ce que vous en pensez, mais cette chanson marque une rupture totale avec les autres chansons de l’album. Je me pose même la question de l’emplacement. Pourquoi la mettre en troisième position ? Pourquoi en faire la promotion ? Elle est si différente…mais tellement belle ! C’est une chanson qui redonne espoir, qui fait sourire et en même temps rêver. Lorsque j’ai vu le clip pour la première fois, je l’imaginais de cette manière : les décors, les couleurs. Cette chanson est tout simplement MON coup de coeur de l’album !

On continue avec Waiting for the wind to come. Je crois que c’est la chanson la plus frustrante de l’album. Pendant près de 3 minutes on attend la montée en puissance de la chanson, et rien ! Alors c’est très simple on aime ou on déteste ! Fallait oser quand même ! Pour ma part, j’adhère !

Puis vient le transcendant Inner Streets. Au début, on ne sait pas trop ce qui se passe. C’est un peu faux, Un peu agressif – on ne comprend pas ce qui se passe. Jusqu’au refrain. Entre douceur et musique électronique, émotion et évasion, ce titre est une grande réussite. Un favori de l’album.

Un petit bémol pour Song for ever qui est trop calme, trop sombre. La voix de Simon n’est pas mise en valeur. On écoute le silence pendant 4 minutes. On s’ennuie. Puis le niveau remonte d’un cran avec Arm your eyes. Encore une fois AaRon plante le décor.

Une montée en puissance pour le psychédélique Birds in the Storm. Ce qui est typique au duo, c’est leur manière à eux de scénariser leurs textes et leurs mélodies. Et c’est vraiment tout à leur honneur !

Ensuite les titres « plus posés » mais tout aussi psychédélique The Lame Souls et A thousand wars. Et en bonus, nous avons droit à un titre très pop rock Passengers, inscrit dans la même ligné qu’Inner Streets.

Et on finit par LA déception de l’album Embers qui ressemble étrangement à leur titre Endless Song au niveau de la mélodie. Un véritable raté pour moi. Je n’ai pas pu l’écouter tant Endless Song me revenait en tête à chaque fois.

Bon pour résumer tout ce pavé descriptif et ennuyeux, Birds in the Storm est une véritable réussite. On dit souvent que le second album marque un tournant difficile pour un groupe. Soit le groupe coule, soit il s’inscrit dans la longevité. Défi relevé pour AaRON qui est parti pour duré. Pari osé. 2 ans pour préparer un second, mais la qualité est au rendez-vous. De la pochette de l’album, à la forme du livret, sans oublier le livret en carton et les petits bonus, rien ne manque ! Pour ce second opus, le duo opte pour une pop plus psychédélique (et un peu moins mélancoliques). Les textes sont toujours bien écrits; les mélodies en place. Et leur capacité à nous transporter dans leur univers reste intact. C’est donc un retour gagnant pour le duo 🙂