Don't Eat Too Much !

A découvrir

NME Sélection by T-Art

En France, on a les Inrocks. Les anglais, eux, possèdent le NME ! Du coup, histoire de varier les goûts et les couleurs, amis et adeptes de la musique, je vous présente la NME sélection by T-Art.

On commence avec mon petit coup de coeur du jour et les Vivian Girls – Take it as it comes. De la pop qui nous replonge en plein coeur des 80’s. Des guitares un peu saturées. Des voix un peu retouchées. Mais surtout un clip kitsch par excellence.

On continue avec un voyage dans le temps et The War on Drugs. Non, vous ne rêvez pas The War on Drugs est bel et bien un groupe de musique (bien que ce soit également le nom de la campagne assez controversée de lutte anti-drogue aux USA). Ce groupe mélange toutes sortes d’influence : entre rock 70’s, pop, synthé, folk, indie…on attend Slave Ambient avec impatience.

Pains of being pure at heart a sorti son nouveau single le 25 juillet dernier. Après Come Saturday et une multitude d’autres tubes, nos corps et nos oreilles continuent de les réclammer. Un clip saisissant, à ne pas louper !

Enfin pour terminer ce petit tour d’horizon musical, faisons place à The Drums et leur dernier single Money. Après le succès de Let’s go surfing, les américains continuent de surfer sur la vague du succès.

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Les White Lies sont plus grands que moi !

Il y a des groupes qui vous inspirent, vous captivent et on ne sait jamais pourquoi. On trouvera toujours quelqu’un pour vous contredire, démonter l’idéologie, vous expliquer pourquoi ce groupe est nul, pourquoi il ne faut pas l’écouter. J’entends tout autour de moi des gens qui me disent que les White Lies sont un parfait copier/coller d’Editors, ou des Cure. Pour moi, il n’en est rien. J’ai aimé leur premier album, aimé leur prestation scénique et je continue à les aimer avec Ritual.

Rien qu’en admirant la pochette, on comprend que le groupe ne chantera pas des pop songs gentillette. Bien au contraire. Plus grave et sombre que jamais, cet album est aussi plaisant à écouter qu’à décortiquer. Dés les premières notes de Is Love, les White Lies donnent le ton. La voix de Harry McVeigh est plus sublime que jamais, et les arrangements si sombres. La gravité avec laquelle chaque chanson est mise en scène est surprenante. On croirait que la terre va s’arrêter de tourner. Les White Lies portent le monde sur leurs épaules, et à chaque chanson on a l’impression que tout va s’écrouler. Le groupe aime le dramatique. Strangers est transcendante, éprouvante – et là je parle aussi bien de la chanson que du clip.

La première fois que j’ai entendu Bigger Than Us, j’étais au Stade de France. Personne n’écoutait, tout le monde parlait. Je me suis frayée un chemin dans la foule pour essayer d’entendre cette chanson. Et d’un coup, ce refrain saisissant m’a pris aux tripes. J’étais figée, scotchée. Une telle puissance, une telle mélancolie. Ce titre a eu l’effet d’un électrochoc. Un vrai coup de coeur. Désormais, je n’attendais plus qu’une chose : la sortie du titre. Comme je disais précédemment, il y a des titres qui nous touchent. On ne sait pas pourquoi. Mais c’est aussi une des beautés de la musique. Le temps d’un instant, une chanson a une telle emprise sur vous, qu’on ne peut s’empêcher de l’écouter, et l’écouter encore…

Je m’égare. Donc pour en revenir à l’album. Les titres se suivent et ne se ressemblent pas. Peace & Quiet en est un bel exemple. Très lyrique, cette chanson est une des petites perles de l’album. J’aime aussi beaucoup Streetlights. Le refrain est d’un dramatique…un peu too-much, très 80’s. Mais c’est ce genre de musique qui s’incruste dans votre tête, et qu’on apprécie sans vraiment le vouloir. J’aime beaucoup moins Holy Ghost. Elle représente une sorte de condensé de ce qu’on a pu découvrir précédemment. C’est déplaisant. Je zappe. Turn The Bells ne marque pas les esprits, mais se laisse écouter. The Power and The Glory redonne espoir. Ca doit être la chanson la moins sombre de l’album, et une de mes favorites. Un petit côté Boys Band 80’s à la fin de la chanson qui nous fait sourire. Je réecoute une seconde fois 🙂

Bad Love méritait un passage à la ligne. Je pense que les membres du groupe ont un problème avec l’amour. Ou alors, ils ont peut-être vécus des histoires tristes. Je ne sais pas. Une chose est sûre Bad Love est LA chanson drama de l’album. Idéale dans Grey’s Anatomy ou autre série, cette chanson a ce petit côté commercial – ce qui ne l’empêche pas d’être une des réussites de l’album. Les riffs, les violons, le texte, la voix, tout y est pour nous faire succomber. Come down met parfaitement en valeur la voix de Harry. Mais pour le coup, les arrangements font trop MGMT pour moi. Je décroche. Et c’est ainsi que l’album se termine.

Il ne faut pas croire ce que les gens disent. Il faut se faire sa propre opinion. Mais si j’ai un conseil à vous donner, alors prenez vous 60 minutes et appréciez l’album des White Lies 🙂


BB Brunes – EP Anglais

Le 21 janvier est sorti le dernier EP by BB Brunes. Après avoir exploité la langue de Shakespeare dans Lalalove You, ils décident à réaliser leur premier EP en anglais. Fini le rock 70’s ultra énergique. Les BB Brunes ont muri, et leur univers musical s’en ressent. Une ouverture sur Green is the word of the sun. Un titre très plaisant, mais un peu trop Last Shadow Puppets à mon goût. Même la voix d’Adrien me rappelle celle d’Alex Turner…donc rien de bien original pour le coup.

Next song et les frenchies Beatles font leur apparition. Casanova demeure un titre entrainant, même si l’accent d’Adrien est à revoir. On continue dans la lignée avec Lady May Be. Toujours très rock’n roll, les 2 minutes de la chanson sont difficilement digeste. Pour le coup, trop d’arrangements tuent les arrangements.

Un petit air de Nico Teen Love avec la chanson Battle Lost And Won. Un retour aux sources très intéressant à travers ce titre. La marque de fabrique BB Brunes is back et ça fait plaisir. Plus teen, le Taste of a Baby reste entraînant…mais pas transcendant !

On en parlait plus haut, l’inconditionnel Lalalove You s’est transformé en So Far So Long pour cette version 100% Shakespearienne. Et tout le charme que je trouvais à la version française s’en est allé. Une fois n’est pas coutume, mais je préfère le français à l’anglais ! Toute en légèreté le son de Paradise Lost m’a aussitôt emballé. J’ai aimé le texte, le début du moins, et puis les arrangements à la Noir Désir étaient sympa. Sauf qu’à 1minute30, le groupe pète un câble, chahute, crit et on sait pas pourquoi. 2 minutes plus tard la chanson reprend son cours. Dommage qu’on ait zappé avant !

Dernier titre. For Ever And Ever And Ever Ever Ever est pour moi le meilleur titre de cet EP. Mais c’est aussi la chanson où la voix d’Adrien est la moins plaisante. Tant pis puisque les arrangements rattrapent. Un rock’n roll garage cool, léger. On en demande pas plus en cette fin d’hiver.

L’heure du bilan a sonné. Voici un EP qui met en avant les influences diverses du groupe (peut être un peu trop). Fidèle aux chansons courtes, cet EP ne fait pas d’exception. Autant j’ai pris plaisir à l’écouter, autant j’ai été un peu déçue. Les compositions sont intéressantes, mais c’est du déjà entendu. Dans l’attente d’un album 100% BB Brunes !


The Bewitched Hands – Birds & Drums

2010 a été une année riche en émotions, riche en découverte musicale (en bien comme en mal). Etant donné que nous sommes dimanche et qu’il est 00h30, mon humeur musicale se veut positive, dynamique, évasive. Elle se veut Bewitched Hands. Donc qui a dit que les Français ne savaient pas faire de la bonne musique ?!

Ils sont 6 reimois. Ils font un tabac outre-atlantique. Ils portaient autrefois un nom trop long, presque impossible à orthographier et difficile à prononcer. En octobre 2010, ils sortent Birds And Drums. Et rien qu’en regardant la pochette, on s’imagine à un album haut en couleurs.

On insère le CD, et on laisse le temps défiler. On est contents : Happy with You démarre. Une chanson digne des séries made in CW. Sûrement la chanson la plus commerciale de l’album. Elle ne reste pas moins agréable à écouter. Next song. Birds and drums m’embarque dans les 60’s. On se croirait en été, alors qu’il fait -1. Un savant mélange des Beach Boys, MGMT tout en conservant LEUR identité musicale.

2 minutes 30, les oiseaux laissent place aux sous-vêtements. Avec Underwear, ils demeurent dans la dérision. Le texte se veut léger, mais pas trop. A quelques moments le groupe est à la limite du too-much, surtout avec So Cool, où les choeurs sont juste assourdissants. On zappe.

Ambiance rock’n roll avec Cold. Une chose est sûre, le groupe portait peut-être un nom trop long, mais leurs chansons sont trop courtes ! On retourne au travail avec Work. Sûrement un des meilleurs morceaux de l’album. Le texte, les choeurs, le rock tout est en place 🙂 Aucune objectivité pour cette chanson. C’est juste du bonheur.

Le niveau monte encore d’un cran avec le transcendant Hard To Cry. Un vrai petit bijou. L’intensité des choeurs augmente crescendo, et c’est juste fantastique. Le texte est vraiment bien écrit. Ils maitrisent la douceur et l’émotion. Et ces 5 minutes, paraissent en durer 2. L’explosion en dernière minute mérite d’être entendue. C’est vraiment LE morceau de l’album.

Bien sûr après un morceau d’une telle intensité le cool Out of Myself passe inaperçu. Je ne dis pas qu’il est nul. Il est juste moins bien. On continue avec Kings Crown. Un morceau sympa, rock’n roll, électronique, un peu assourdissant. Autant sur certaines chansons, les choeurs sont agréables, autant sur d’autres ils sont assourdissants ! On continue sur la lancé avec 2 4 Get, qui commence très mal. Mais si on prend la peine de s’accrocher, cette chanson se révèle assez originale. Elle alterne plusieurs styles, et c’est bien fait !

Le rock’n roll laisse place à la douceur de Staying Around. Encore un petit bijou. Une petite touche d’émotion supplémentaire. Un refrain qui trotte dans la tête. Cette petite ballade rétro marque une pause avec les chansons précédentes. Un son très MGMT. Un réel coup de coeur !

Si David Bowie rencontrait les Beach Boys en 2010, alors ils auraient peut-être écrits Sea. La rencontre n’a pas eu lieu. Mais les Bewitched Hands l’ont bien imaginé. Sea est entrainante. Un tube potentiel ?!

Enfin on termine avec Sahara Dream qui aurait pu avoir une place dans le Cercle des Poètes disparus si elle avait été écrite 10 ans plus tôt. Donc on se dit aurevoir..mais un aurevoir rock’n roll. David est parmi nous pour la fin de l’album. Une jolie conclusion 🙂 Alors un grand merci aux Inrocks pour la révélation :)


Meltones, la nouvelle production de Cassius

L’année 2011 est placée sous l’effervescence rock made in France. Presque quatre ans plus tôt les BB Brunes squattait le top 40 avec Dis moi. L’été 2011, les Meltones squatteront les charts avec leur premier single Don’t Stop Breathing. Un bon vieux rock bien rétro (comme disait un certain Marty Mc Fly) qui fera swinger adultes et enfants 🙂 Et quand on se dit que ces quatre jeunes adultes sortent tous droit de My Major Company, on a envie de leur prédire un faible avenir (musicalement parlant !).

Et pourtant ils dérogent toutes les règles. Rangez vos préjugés, car les Meltones sont bien préparés ! Rien n’est laissé au hasard pour ce premier EP. En quatre titres, ils voulaient se montrer dynamiques et percutant. Pour le côté acoustique, il faudra attendre la fin du printemps où Nearly Colors pointera le bout de son nez.

Côté songs, on début sur l’énergique Don’t Stop Breathing, où on retient notre respiration pendant près de 3minutes30. On bouge, on chante, on oublie tout (et même de respirer). C’est léger, sans prétention. Tout est au point : de la musique à la voix de Thomas. Un single avec un bel avenir devant lui. On enchaine sur Early Colors, un titre tout aussi entrainant. On ressent ici les influences 70’s des quatre garçons : De Led Zeppelin aux Beatles, en passant par des groupes plus actuels comme Coldplay ou encore Radiohead. Le son des Meltones ne se veut pas révolutionnaire. Il n’en reste pas moins agréable 🙂

Le niveau monte d’un cran avec le très Franz Ferdinand, Dear Leader. Un titre bien rock, bien anglais. Un point supplémentaire pour le bel accent. Et enfin on termine par le plus pop des titres, Out and Inside. Le rock 70’s remis au goût du jour. On sent du Cassius derrière. Dommage que ce soit du « déja entendu ». Un titre très agréable, mais trop Phoenix-ien pour moi.

En tout cas, avec une EP d’une belle qualité (avec de gros points supplémentaire pour la couverture de l’EP), je pense que la carrière de Meltones va se lancer très vite. Maintenant, espérons que ça dure. Un groupe à suivre.


Adele – LA Révélation 2011

Adele – enregistrez ce nom, car on a pas fini d’entendre parler d’elle ! Aux States, comme en Angleterre, elle cartonne ! Le phénomène débarque en France avec un second album 21, qui sortira le 28 février. Et une chose est sûre, ce deuxième opus envoie du lourd ! 11 titres + 4 reprises en acoustique ! Un beau travail pour cette jeune artiste, qui ne quitte plus les charts anglais depuis quelques mois 🙂

Rolling in the deep, sûrement la perle de cet album. De la soul en veux-tu en voilà ! Accompagné de guitares et de batteries, ce tube qui démarre crescendo laisse exploser tout le talent dans un refrain qui s’incruste dans votre tête. On a envie de se lever, de danser, et de l’écouter encore et encore (ce que je fais bien entendu). Puis on laisse place à Rumor has it, une chanson bien sympathique, bien que moins explosive que la première. Et on ralentit le ryhtme avec Turning Tables qui met en avant, une nouvelle fois, la superbe voix de la chanteuse.

Don’t you remember nous emmène dans un piano bar. Ambiance jazzy et cosy. Intimiste. Superbe.
La tension remonte avec Set Fire To The Rain. Emotion et sensibilité sont au rendez-vous. Le tout animé par la voix soul d’Adele. Un régal.

Avec He won’t go, Adele nous montre qu’elle sait groover. Et ça lui réussit plutôt bien 🙂 Puis la chanteuse laisse place à l’intimiste Take it All. A l’entendre, on imagine très bien ce titre enregistré dans des conditions live. On l’imagine très bien autour de son piano. Un silence dans la salle. Le seul bruit serait sa voix. Ce titre est juste magnifique. I’ll be waiting passe très bien aussi. Mais après une chanson comme Take it all, c’est un peu difficile de passer derrière. Elle s’écoute tout simplement.

En écoutant attentivement One and Only, j’entends la ressemblance des timbres de voix avec la jeune Selah Sue. C’est frappant. Avec ce titre, elle reprend les ingrédients qui ont fait le succés de son précédent opus. Lovesong fait de même.

Puis on arrive à la fin de l’album. Mon amie Mélancolie est en ma compagnie. Someone like you rime avec drama. Les notes du piano s’accélèrent puis Adèle nous fait du Hometown Glory en meilleur. Et là, on ne veut pas que le titre se termine. Vraiment pas. Mais toutes les bonnes choses ont une fin.

Enfin pas tout à fait. Car si comme moi vous disposez de la version collector, 4 petits bijoux en acoustique sont venus se glisser après ce onzième titre. En bonus : I found a Boy, Turning Tables, Don’t You Remember et Someone Like You. Un vrai régal pour les oreilles 🙂

Une petite voix me dit que la carrière de cette jeune anglaise n’est pas prête de s’arrêter…et c’est que du bonheur !


Coeur de Pirate signe l’Armistice

Que cesse le combat ! Armistice débarque sur les ondes. Un duo pop plein de fraicheur mené par Béatrice Martin et Jay Malinowski. 5 titres qui illuminent la grisaille parisienne. On voyage dans les iles et on se laisse facilement porter par la finesse des deux amoureux.

Retrouver notre Coeur de Pirate dans ce registre est vraiment un plaisir, et c’est bien plus plaisant. L’indie lui correspond bien mieux que la chanson française. Certes les textes restent un peu too much…trop pop’n gum, mais les deux voix s’accordent tellement qu’on passe au dessus du reste.

On débute sur Mission Bells et les cloches qui vont avec…de quoi fournir un joli radio réveil le matin. Un début « aggressif » puis vient la légèreté et la douceur du duo. Une chanson bien écrite. Sans prétention.

Le voyage continue avec City Lights Cry. Solennel et téméraire, cette chanson continue le voyage là ou s’était arrêté le précédent titre. On s’imagine bien dans un western moderne. Chapeaux et chevaux de rigueur. D’ailleurs maintenant que j’y réfléchis, les arrangements me font un peu penser à la bande originale de Kill Bill. Peut-être parce que je l’ai encore regardé récemment.

Jeb Rand continue sur la lancé. Décidément mielleux, les amoureux ne nous épargnent pas. Mais les voix s’accordent si bien que ça reste plaisant à écouter. Ce qui est assez paradoxal, étant donné que ça fait 3 titres qu’ils nous servent le même plat. Mais ce n’est pas Neon Love qui va briser le cercle. Un peu trop teenage à mon goût, ce titre met trop en valeur les voix encore « adolescente » des deux chanteurs.

Et c’est God Will Get His Man qui va clôturer cet EP. L’histoire touche à sa fin. Le combat est terminé. L’adversaire vaincu. Et le duo nous accorde une dernière danse pleine d’émotion. Et on en redemande.

Cet EP me laisse perplexe. 5 titres c’est toujours trop peu. Mais ce qui est fou avec Armistice, c’est que pendant 5 titres ils nous servent la même chose. Les mélodies se ressemblent. Les textes sont mielleux au possible. Le duo n’essaie pas d’innover. Je trouve même que des fois « l’effet duo » est forcé. Et paradoxalement j’ai passé un bon moment. Je dirais même que j’en redemande tellement les voix s’accordent bien. Les mélodies sont plaisantes, reposantes. Un EP qui fournit 15 minutes d’évasion totale, dans des pays lointains, et dans des époques bien différentes. Les amoureux se sont décidément bien trouvés !

En somme, une Saint Valentin plus que réussie pour Armistice 😉